Patrimoine

La fontaine Saint Jean

Cet édifice aujourd’hui restauré et conservé, a subi les outrages du temps. On raconte que les ouvriers qui ont mis la haute tension vers 1923 ont démoli son fronton et le devant de la fontaine qui formaient auparavant un petit monument religieux s’apparentant à une chapelle. On dit également que la pièce de pin au coeur duquel elle est située a été incendiée après l’explosion d’un wagon de munitions allemand durant la seconde guerre mondiale.

 

Dans les années 1950, la fontaine était partiellement enterrée, et on ne voyait plus que la voûte faite de pierre calcaire et recouverte de blocs d’alios.

Dans un article de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch (1975), l’Abbé BOUDREAU raconte : « Elle mesure 1 m 50 environ dans les deux sens, en longueur et en profondeur, depuis que nous l’avons nettoyée avec des braves gens du quartier, cheminots spécialement. Dans la margelle se trouve un tronc creusé dans la pierre et qui s’ouvre à l’intérieur de la fontaine, ce qui permet aux géné­reux visiteurs et dévots de donner d’un côté et aux « loustics » de reprendre de l’autre ! »

La fontaine est surmontée d’un petit édifice avec une niche sur laquelle on déchiffre les dates 1645 et 1650. Cette niche désormais vide abritait jusqu’en 1772 la statue de Saint-Jean, patron de Lamothe.

Dans ses Découvertes Archéolo­giques dans le Pays de Buch, le Docteur Peyneau écrit au sujet de la Fontaine St-Jean de Lamothe :

« Elle était autre­fois l’objet d’un culte qui est peut-être d’origine celtique et antérieur à la conquête romaine. (Disons plutôt qu’elle était une halte des pèlerins de Compostelle qui passaient par là en suivant la « levade » ou « leouade » de Balanos.) Elle avait même la réputation de produire des miracles, mais elle a perdu ses vertus depuis que la vogue l’a désertée avec la foi, et qu’elle n’exerce plus l’attraction des foules. La source en est tarie, du moins elle était vide quand je l’ai visitée.(Edition 1926). »

Source de miracles et de guérisons, on y trouvait souvent des linges déposés par les malades, superstition assez répandue dans les Landes.

Informations tirées du Bulletin n°6 de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch (1975)

Source : Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch